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SUJET: A propos du changement climatique
A propos du changement climatique il y a 4 semaines, 1 jour #29
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J'ai essayé de suivre vos arguments sur le pourquoi notre civilisation devrait s'effondrer et je n'ai pas grand-chose à critiquer. A premières vues vos arguments se tiennent et j'apprécie surtout votre non certitude en demandant, dans la deuxième partie de votre ouvrage, que ces thèses soient vérifiées par des organismes indépendants, non financé par le grand business ou par des mouvements religieux. Il y a toutefois quelques choses qui m'étonnent. Vous ne semblez pas considérer le réchauffement climatique comme une autre cause importante de l'effondrement. Même, les propos tenus page 69 à 74 me font penser que vous êtes un climat sceptique. Me tromperais-je. Si vous en êtes un, pouvez-vous expliquer ici pourquoi, à vos yeux, les changements climatiques ne seront pas une cause supplémentaire à l'effondrement de nos sociétés.
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Re: A propos du changement climatique il y a 3 semaines, 3 jours #30
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A vrai dire je ne sais pas trop ce que veux dire le terme de climat sceptique. Dans les pages que vous mentionnez, j'ai seulement voulu attirer l'attention du lecteur que les prévisions sur l'évolution future du climat par le GIEC, qui est la référence officielle, étaient basées essentiellement sur des modèles mathématiques et que, par conséquent, leurs prévisions devaient être prises avec la plus grande circonspection.
Contrairement à ce que prétendent politiciens, médias et gens de pouvoir, la thèse comme quoi le CO2 anthropiques seraient la cause principale du réchauffement climatique est combattue par de nombreux scientifiques, comme ces liens vous le prouveront: climat-sceptique.over-blog.com/1-index.html www.pensee-unique.fr/theses.html www.pseudo-sciences.org/spip.php?article840 www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientif...auffement_climatique Maintenant pour répondre plus précisément à votre question, à savoir si les indubitables changements climatiques seront une cause supplémentaire à l'effondrement de notre civilisation, ma réponse est oui, très probablement. Elle s'ajoutera à toutes les autres causes, sans que je sache leur importance relative sur la probabilité d'un effondrement de notre civilisation à un moment donné. L'évaluation la plus facile de cette probabilité est, pour moi, l'effondrement lié à la première partie du dilemme énoncé au chapitre 6 de mon essai, c'est-à-dire à un effondrement dû au manque de flux d'énergie servant à maintenir la complexité de nos sociétés. En ce qui concerne la théorie du réchauffement dû aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre, j'ai d'importantes réserves sans toutefois avoir les compétences pour la rejeter complètement. Par contre, il me semble vain de vouloir contrôler le climat par des mesures dites écologiques comme nous le faisons actuellement. La Nature n'est pas une simple chaudière. Vouloir stabiliser l'augmentation de la température globale à 2 °C au-dessus d'une température de référence, en limitant la diffusion de CO2 anthropique dans l'atmosphère n'a pas de sens pour plusieurs raisons: 1°) L'influence exacte du CO2 anthropique sur le climat reste encore une inconnue pour une partie non négligeable de la communauté scientifique. 2°) La notion de température moyenne globale à la surface de la Terre n'a pas beaucoup de sens physique et la relation entre les climats et cette température reste aussi du domaine de conjectures incertaines. Si bien que nous pouvons nous demander si décider de grands changements sociétaux et économiques à partir de bases floues et mal définies a vraiment un sens. 3°) La réduction programmée du CO2 anthropique signifie une réduction mondiale programmée du taux d'extraction des énergies fossiles. Nous savons pourtant par expérience, que tout ce qui sera découvert comme gisements d'énergie fossile sera exploité et consommé quasi immédiatement. Les techniques d'enfouissement du CO2 ne joueront qu'un rôle négligeable. Nous savons aussi que, indépendamment de la volonté de l'Homme à programmer une réduction de la consommation d'énergie fossile au niveau mondiale, ce taux diminuera de toute façon, car nous arriverons dans la phase des rendements décroissants de l'extraction des énergies fossiles dans un avenir très proche. 4°) Le chapitre 8 de mon essai suggère que la diminution du flux d'énergie fossile lié à la diminution de leurs taux d'extraction sera précisément la cause majeure de l'effondrement de nos sociétés complexes mondialisées. Cette cause, très brusque, très violente aura probablement un effet bien plus important que les lentes accumulations de nuisances liées aux changements climatiques. |
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Dernière édition: il y a 3 semaines, 3 jours par Niederer.
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Re: A propos du changement climatique il y a 3 semaines, 2 jours #31
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Si je vous comprends bien les recherches du GIEC sont inutiles. Peut-être faites vous partie de ces gens qui refusent que l'Homme puissent avoir une influence quelconque sur le climat.
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Re: A propos du changement climatique il y a 3 semaines, 1 jour #32
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Sans aller jusqu'à l'extrême et classer les recherches du GIEC comme inutiles, je pense qu'elles n'auront que peu d'impact sur l'avenir de l'humanité. Pire, elle pourrait jouer le rôle de l'arbre qui cache une forêt de problèmes autrement plus importants et plus urgents.
Contrairement à ce que vous soupçonnez, je pense que l'ensemble des activités humaines a une influence non négligeable sur le climat puisqu'il a une influence sur la modification de la biosphère. La part exacte de cette influence m'est inconnue comme probablement à beaucoup d'autres chercheurs. Il faut admettre que les climats sur Terre ne sont pas des constantes et que plusieurs facteurs, indépendants des activités de l'Homme, en sont aussi la cause. Voir par exemple fr.wikipedia.org/wiki/Changement_climatique ou l'excellent site sur la climatologie la.climatologie.free.fr décrivant les multi mécanismes qui interviennent dans la notion de climat. En ce qui concerne le rôle de l'Homme sur le climat j'avais, en travaillant sur la théorie des flux d'énergie dans les systèmes complexes, fait le raisonnement (non encore publié) suivant: Le flux d'énergie solaire qui atteint la Terre sert en grande partie à maintenir la complexité de l'ensemble de la biosphère. (Voir chapitre 4 du livre Effondrement puis métamorphose). L'excédent d'énergie, celle qui ne participe pas à maintenir ce niveau de complexité, donc à faire un travail, est dégradé en chaleur selon le premier principe de la thermodynamique. Cette chaleur se dissipe dans le sol, l'air et l'eau prise sous toutes ses formes: glace, vapeur, liquide. Si le niveau de complexité de la biosphère devait diminuer pour une raison ou une autre, la part du flux d'énergie solaire servant à maintenir son niveau de complexité diminuerait d'autant avec, pour corollaire, une augmentation de la part d'énergie solaire dégradée en chaleur. A toutes choses égales par ailleurs susceptibles d'influencer la température globale à la surface de la Terre, la diminution graduelle de la complexité de la biosphère entraînerait une graduelle augmentation globale de la température de l'air, du sol et de l'eau. Cette augmentation de la température agirait sur les équilibres physico-chimiques de la biosphère entraînant différents changements tels par exemple, dans l'atmosphère, une variation de la concentration de la vapeur d'eau ou de gaz comme le dioxyde de carbone. Au niveau du sol, nous devrions voir des changements de la végétation en un lieu donné et une fonte des glaces dans les régions froides. Dans les océans on devrait observer des changements dans les grands courants tels El Niño et El Niña, ainsi que dans le réseau trophique marin. Tous ces changements contribueraient à des modifications climatiques régionales. Si cette hypothèse devait se confirmer, cela signifierait que ce ne serait pas l’augmentation de la concentration de CO2 anthropique qui serait la cause de l’augmentation de la température globale terrestre mais bien le contraire. Est-ce que ce raisonnement pourrait expliquer en partie une augmentation graduelle de la température globale à la surface de la Terre depuis 1850 et responsabiliser les activités humaines dans ce processus. Je pense que la réponse est oui puisque, à partir de ce moment, l'activité annuelle totale humaine sur la Terre a commencé à croître de manière exponentielle. Le résultat de cette activité a fait diminuer progressivement la complexité de la biosphère. Elle l'a fait par une importante régression et dégradation des sols fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gression_et...9gradation_des_sols, en remplaçant des forêts ( hauts lieux de complexité) par des champs de monocultures, en asséchant des marécages, en canalisant les cours d'eau, en diminuant les zones naturelles aux dépens de surfaces réservées exclusivement à usage humain en particulier son habitat, ses mégapoles, routes, usines, bureaux, parking, zones de loisirs etc…etc qui tous sont complètement inertes au point de vue de la complexité naturelle. Cette dernière est encore diminuée par la destruction partielle ou complète de certains biotopes, d'espèces animales, d'insectes et de micro organismes, déréglant ainsi la complexité du réseau trophique. Irait-on pour autant vers une apocalypse climatique ? Jusqu'où la température globale pourrait-elle monter ? Probablement impossible à calculer avec certitude, mais il y a peu de chance qu'elle s'emballe. Comme dans tout ce qui se passe dans le Nature, elle devrait atteindre à un moment donné une nouvelle valeur d'équilibre. En effet, la biosphère, pour avoir survécu si longtemps, doit posséder des contre-réactions tendant à éviter l'emballement et la contraindre à rejoindre petit à petit un nouvel état d'équilibre. Des scientifiques comme Le Chatelier, Van't Off, Lenz et d'autres ont observé ce type de phénomènes à maintes reprises dans des systèmes simples de réactions chimiques, de thermodynamique ou d'électromagnétisme. fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9placement_d...bre_r%C3%A9actionnel Parmi les contre réactions possibles, il pourrait y avoir une qui nous concerne directement: c'est la destruction partielle d'une des causes de l'augmentation de la température moyenne à la surface de la Terre, en l'occurrence l'activité globale humaine. Elle pourrait se manifester par au moins deux manières: à savoir : 1°) diminuer l'activité par individu en le privant de plus en plus d'énergie exogène, et 2°) diminuer le nombre total d'individu actif par une surmortalité. La conclusion de la première partie du livre Effondrement puis métamorphose suggère que cette contre-réaction pourrait commencer dès la moitié de ce siècle. Ainsi pour répondre à votre question et selon ma conception des choses: Oui l'espèce humaine à une influence sur l’ensemble de la biosphère et donc sur les climats (tout étant lié). Contrairement au consensus actuel, l’augmentation moyenne de la température à la surface de la Terre au cours de ce dernier siècle ne viendrait pas essentiellement des émissions anthropiques de gaz dit à effet de serre, mais plutôt par l'ensemble des activités humaines soutenues par les énergies exogènes, quelles que soient leurs sources. Si pareille vision devait se confirmer, elle devrait changer notablement la stratégie des écologistes, des économistes et de l’industrie. |
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Dernière édition: il y a 3 semaines, 1 jour par Niederer.
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Re: A propos du changement climatique il y a 3 semaines #33
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Humm, vos arguments sont intéressants mais je n'ai pas la compétence pour porter un jugement sur leurs valeurs. J'espère que d'autres intervenants seront capables de le faire. Je trouve cependant que vos arguments sont plus de nature philosophique que scientifique et vous devriez savoir comme moi que tout ce qui n'est pas prouvé scientifiquement n'est pas valable. A mes yeux vous n'avez pas prouvé que les gaz à effet de serre ne soient pas les coupables du réchauffement planétaire, ni prouvé la validité de votre théorie.
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Re: A propos du changement climatique il y a 2 semaines, 5 jours #34
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C'est vrai pour ma théorie mais cela l'est tout autant pour celle du réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre anthropiques. Toutes les deux ne sont pour le moment que spéculations.
Toutefois, au point de vue pratique, ce qui importe n'est pas tant de prouver la véracité de telle ou telle théorie mais bien de pouvoir évaluer la part de l'Homme dans les changements climatiques. Il faut rappeler qu’il existe d’autres causes capables de modifier la température moyenne à la surface du globe comme par exemple les changements de l’activité solaire. la.climatologie.free.fr/soleil/soleil3.htm Une fois la part de l’homme connu, il sera peut-être possible de prendre les mesures ad hoc, pour autant qu'elles soient réalisables, évaluer leurs rapports coût/bénéfice et leurs conséquences sociales. Mais j’ai bien peur que ce ne sont là que veines ambitions. En effet nous n'avons même pas la liste complète de toutes les causes qui peuvent influencer le ou les climats et encore moins la connaissance précise de tous leurs mécanismes, leurs interactions et rétro actions ainsi que le point de déclenchement de ces derniers. Puisque, dans un système aussi complexe que la biosphère, un effet observé peut avoir plusieurs causes, il est normal qu'il y ait plusieurs explications et donc plusieurs théories. Elles ne peuvent qu'être partiellement justes et donc partiellement fausses. Elles ne peuvent satisfaire complètement que ceux qui ont une soif inextinguible de recherches compliquées et de tous ceux friands de polémiques scientifiques. L'ego des chercheurs, la difficulté dans l'art de la communication (comme décrit dans l'appendice 3 de mon essai), ajouté aux manipulations d'opportunistes suffisamment puissants pour faire accepter la théorie qui sert le mieux leurs intérêts, font que l'importance de certaines causes est largement amplifiée alors que d'autres sont réduites au silence. Ainsi les chances de prendre les bonnes décisions pour le bénéfice de l'ensemble de l'humanité sont plutôt faibles. Trouver toutes les causes des changements climatiques et évaluer leurs importances relatives est une chose, être capable de stabiliser le climat, comme on le fait à l’aide d’un thermostat, en est une autre. Ces deux ambitions sont probablement hors de portée du génie humain. Ce que nous pouvons reprocher à ce dernier est de croire qu'il peut contrôler la Nature, lui demander de se conformer à nos désirs, de se plier à nos exigences. Nous oublions trop souvent que c'est grâce à Elle que nous existons et non l'inverse. Tout ira probablement mieux le jour où nous apprendrons à la respecter, c'est-à-dire à apprendre à la connaître sans chercher à la modifier et à la juger. Rien de ce qui existe: CO2, radiations, microbes, serpents, humains, pétrole, bref tout ce que vous pouvez incriminer, n'est mauvais en soit puisque tous font partie de la Nature. Les problèmes apparaissent quand il y a rupture d'équilibre, c'est-à-dire quand l'harmonie est cassée. Certes, les déséquilibres de la biosphère peuvent avoir des causes indépendantes de l'action humaine. Dans ce cas, la Nature les répare d’elle-même pour se stabiliser temporairement vers un nouvel équilibre qui favorise certaines espèces biologiques et qui en défavorise d’autres. Nous ne pouvons qu’accepter cet état de fait. Mais quand c'est l'Homme qui est responsable d'un déséquilibre, sa capacité à le réparer est plutôt limitée car il ne peut pas saisir complètement ni son propre fonctionnement d'humain ni celle de la Nature. En plus son ego l'aveugle. Ainsi son ambition d'obliger la Nature à retourner à l'équilibre qui lui convient est une dangereuse vue de l'esprit, une ambition irréaliste. La seule chose qui lui est permis est de s'adapter aux problèmes qu'il a lui-même créés. |
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Dernière édition: il y a 2 semaines, 5 jours par Niederer.
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